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Atelier-débat : copie de CD audio

Compte-rendu du samedi 10 mars 2007
lundi 12 mars 2007 par pierrO
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acces au cybercentre
Le cybercentrede Guérande, au sous-sol de cette magnifique batisse, offre un cadre très agréable pour pratiquer l’informatique.

La rencontre de samedi dernier a réuni les adhérents du nautile (3), les professionnels du cybercentre (2), une représentante de la médiathèque de Guérande et un jeune amateur de musique. Nous avons confronté le système de gestion des médiathèque avec le mode de développement des Logiciels Libres, puis le débat s’est orienté sur les pratiques de copies de CD audio.

Après une brève présentation de l’association nautile, nous avons défini ce qu’était un logiciel libre (LL). Comme les médiathèques utilisent l’outil informatique pour administrer leurs collections, et l’organisation du prêt, nous avons échangés sur les enjeux de cette informatisation. En effet, les médiathèques utilisent un système de gestion qui dépend depuis quelques temps du système d’exploitation Windows. Le développement de ce logiciel est confié à un prestataire de service.

Nous sommes donc dans le cadre d’un ensemble logiciel complètement propriétaire qui répond à des exigences formulées par les conservateurs des médiathèque :
- il doit se conformer à une norme ISO XXX, qui établit un standard utilisé par toutes les bibliothèques à une échelle quasi-internationale,
- il doit être stable, et entretenu régulièrement par des développeurs professionnels, car les personnels des médiathèques n’ont pas les compétences pour cette tâche.

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intervenants et participants

Du coup, il apparait que le mode de développement des LL est mal adapté à ces exigences, notamment en ce qui concerne la stabilité, et la facilité d’utilisation. Pourtant, nous avons soulevés les risques inhérents au fonctionnement actuel. Si le prestataire se retire du marché, quelles sont les garanties de pouvoir accéder :
- d’une part au données enregistrées dans un format propriétaires,
- d’autre part à la recette de fabrication du programme, protégé par des droits (faudra-t’il réinventer la roue ? )

L’atelier a servi à montrer la facilité d’utilisation des technologies qui permettent de copier une œuvre à partir d’un CD audio. Le système d’exploitation Linux offre des solutions qui n’ont rien à envier à leurs homologues propriétaires. Nous avons même montré que les protections apposées sur certains disques ne fonctionnent pas sous Linux, et permettent donc la copie sans restriction. Mais jusqu’à quand ? C’est pourquoi, nous avons abordé la nécessité de conserver des supports qui garantissent l’inter-opérabilité entre les supports d’écoute (chaine Hi-Fi, baladeur numérique, ordinateur, etc.) Or, la loi DADVSI, comme nous l’avons expliqué a tenté de restreindre cette interopérabilité, et les citoyens qui ont voulu s’y opposer ce sont fait confisquer le débat.

Mais l’absence de contrôle et la facilité technologique posent une autre question beaucoup plus intéressante, celle de la sur-consommation des œuvres. Pourtant aucun des participants ne s’est reconnu dans cette sur-consommation, mais nous avions des exemples de pratiques qui consistent à enregistrer des œuvres sans prendre le temps de les découvrir. La crainte pour certains, c’est d’en arriver à une culture jetable, qui ne favorise même pas la découverte face à un choix gigantesque. Pour d’autres, cette pratique d’enregistrement et de diffusion à tout crin, sert en fait à partager à un niveau international, des œuvres artistiques. Mais la notion de partage à été questionnée, puisque cette pratique n’induit aucune relation entre celui qui diffuse, et celui qui enregistre. Nous nous sommes donc mis d’accord sur le fait qu’il s’agissait plutôt d’une mise à disposition, d’une nouvelle forme d’archivage collectif. Cet archivage, qui ne dépend plus des institutions, interroge sur notre relation aux objets de culture. Ne serions nous pas en train de perdre la confiance dans la pérennité des objets. La crainte que notre CD soit abimé, perdu, etc. nous pousse à le copier de multiples fois. Ceci qui crée une profusion d’objets culturels à la disposition d’un très grand nombre. Mais comment s’y repérer ? Il y a donc un déplacement des besoins, de l’accès au support, vers l’orientation dans cette masse d’œuvres artistiques. Si les moteurs de recherches permettent d’affiner les recherches, il nous a semblé important de montrer que le rôle futur des médiathèque serait sans doute, d’aider le citoyens à découvrir, voir d’éduquer à la découverte de nouveaux champs artistiques.

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intervenants et participant

L’autre question soulevée par l’absence de protection, se rapporte au mode de rémunération de ceux qui fabriquent des disques (artistes, producteurs, etc.) La médiathèque, comme le cybercentre payent une redevance à la SACEM, qui les autorise à diffuser de la musique en public, ou à utiliser du matériel de diffusion. Cet impôt profite-t’il à tous les artistes ? Par contre, le prêt de CD audio reste dans un contexte juridique très flou. En effet, le copyright apposé sur les CD, n’autorise aucunement le prêt. Finalement, c’est une tolérance de fait qui s’est établie, et qui a peu de chance d’être remise en question d’après la représentante de la médiathèque. Mais le copyright ne régit pas toutes les œuvres, et nous avons terminé ce débat en explorant les nouvelles formes de protections et de diffusion, notamment la licence Creative Commons, et le site Jamendo.



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